Tout le monde parle de Big data. Mais qu’en est-il pour l’agriculture ? L’avis d’un agriculteur  : « Un agriculteur passe plus de temps au bureau que dans les champs. Et le pire, c’est qu’il ne peut pas valoriser ces informations ! le métier exige de plus en plus d’interconnexions. Lier et entrecroiser nos données permettra un gain de temps énorme ». Le secteur du machinisme enfin, les capteurs produisent aujourd’hui 10 Mo de données par seconde sur un tracteur. C’est trop ! Dans cette course au Big data, le risque est de s’enliser dans l’accumulation de données inutiles. « Les constructeurs doivent analyser quels sont les réels besoins des agriculteurs. Connaître la consommation du tracteur, c’est intéressant ! Savoir s’il consomme 20 ou 22 l/h, beaucoup moins. Le prix du carburant, ce n’est pas ce qui pèse lourd dans les charges. Il faut plutôt être capable de dire s’il est utile d’acheter une nouvelle machine, ou de quelle puissance doit-on disposer en fonction des pratiques, cultures et type de sol. Le besoin de puissance va s’adapter, les charges de mécanisation aussi. Certes les engins sont de plus en plus performants et embarquent de plus en plus de technologies, mais celles-ci doivent répondre aux besoins des agriculteurs. Pas l’inverse. « Actuellement, les producteurs font évoluer leurs pratiques en fonction des équipements. Si l’on continue de raisonner ainsi, le Big data ne nous apportera rien ! C’est la technologie qui doit s’adapter aux exigences du terrain ».