Après avoir fait leurs premières armes en maraîchage, les robots désherbeurs font leur apparition en grandes cultures, pour réduire l’utilisation des produits phytosanitaires et le temps de travail. Les premiers prototypes d’Ecorobotix, le robot autonome de désherbage, viennent d’être testés en conditions réelles. Et si les robots permettaient d’obtenir un désherbage efficace tout en économisant des produits phytosanitaires et de la main-d’œuvre ? C’est ce qu’est en passe de démontrer Ecorobotix. Ce robot désherbeur, mis au point par une start-up suisse du même nom, fait ses premiers tours de plaine. Une douzaine de prototypes a été testée sur la dernière campagne dans toute l’Europe, dont trois en France par Arvalis-Institut du végétal, la coopérative Tereos et la Chambre d’agriculture du Loiret. « C’est intéressant d’avoir de nouveaux outils en grandes cultures. La robotique est une technologie ambitieuse qui s’autoperfectionne en continu », estime Pascaline Pierson, responsable de la Digiferme d’Arvalis. « Dans notre carquois de solutions pour avoir des cultures propres, le robot désherbeur est une flèche en plus à côté du pulvérisateur et des outils de désherbage mécanique », complète Alexis Tordeur, responsable du service agronomique de Tereos. « Ce robot est destiné à l’origine aux cultures sarclées et maraîchères où le désherbage est technique et cher », rappelle Claude Juriens, responsable du développement d’Ecorobotix. Les premiers tests ont été réalisés sur betteraves, l’écartement de 45 ou 50 cm facilitant le passage du robot.